Tribune du magazine Sillage – Juin 2022
Avec la baisse constante des niveaux de remboursement du régime générale de la Sécurité sociale, il devient de plus en plus difficile pour nos concitoyens de se passer d’une complémentaire santé. Selon certaines études 3 Français sur 10 ne se soignent plus pour des raisons financières.
Depuis quelques années, de nombreuses municipalités ont mis en place des « mutuelles communales ». L’idée est de rassembler les habitants qui le souhaitent, et de négocier en groupe des propositions tarifaires nettement plus compétitives auprès d’un assureur, en jouant classiquement sur l’effet de groupe. En France c’est en 2012, que le premier contrat de mutuelle communale a été initié. Depuis, avec le succès de la formule et aussi sa médiatisation, ce sont plus de 2000 municipalités qui ont lancer leur projet.
Si certaines municipalités font le choix d’un contrat unique assorti d’un même tarif pour tous, d’autres proposent diverses formules dédiées à différents publics tels que les étudiants, les travailleurs indépendants, ou encore les retraités. Dans ce cas, chacune des formules dispose d’un tarif et d’une différenciation par tranche d’âge.
Il reste de prime abord difficile, d’estimer les économies réalisées par les particuliers, mais des fourchettes évaluent des gains possibles de l’ordre de 20 et 40 % par rapport à un contrat souscrit individuellement.
La mutuelle communale est une offre qui permet à la fois de préserver du pouvoir d’achat tout en favorisant l’accès aux soins pour tous. Dans le cadre de notre projet municipal les composantes de la majorité municipale ont proposé la création d’une mutuelle santé complémentaire municipale ouverte à l’ensemble des brestois. A l’heure ou la crise énergétique et l’inflation touchent nombre de nos concitoyens, la mise en place de cette mutuelle communale nous parait opportune et urgente. La réalisation de ce projet peut-être rapide et notre groupe d’élus de la Gauche Sociale et Ecologique y veillera.
Patrick Appéré, Xavier Hamon, Véfa Kerguillec, Charles Kermarec et Christiane Migot
